Comment les technologies mobiles sont en train de changer les pays en voie de développement

La technologie a le potentiel de sortir des population de la pauvreté. De plus en plus d’individus possèdent aussi un ordinateur et surfent sur internet. Les réseaux sociaux sont très utilisé, comme on a pu le voir lors des manifestations du printemps arabe ou durant certains conflits sociaux en Afrique noir.

Dans les pays dit du Sud, l’accès à internet est très différent selon les régions du monde. Les statistiques disent qu’environ 76% des citoyens chiliens ont accès à internet ou possèdent un smartphone, qu’ils sont 67% dans le même cas au Venezuela, et 60% en Chine, au Liban et en Argentine, la plupart des pays africains, tournent autour de 20% à 30% d’accès à internet. Au Bangladesh, ils sont 11%, et seulement 8% au Pakistan, à surfer de temps en temps. Les nouvelles technologies ont clairement le vent en poupe et les téléphones mobiles en particulier ont la côté dans les pays dits « en voie de développement ».

La GSM Association (GSMA), est une association qui représente 850 opérateurs de téléphonie mobile à travers 218 pays du monde, estime qu’il ya dans le monde 7,5 milliards de connexions mobiles pour 3,7 milliards d’abonnés uniques. Cependant 10% de ces 7,2 milliards d’habitants n’a pas accès à des services vocaux et de texte de base, et environ un tiers n’a pas accès à la 3G ou 4G. La majorité de ces populations vivent dans les régions rurales d’Asie et d’Afrique sub-saharienne, et représentent 3,4 milliards des 4,8 milliards de personnes n’étant pas encore connectés à Internet. La plupart des transactions se faisant via les téléphones mobiles, il existe, par ce moyen, des opportunités pour changer la façon dont ces personnes utilisent leur argent, travaille, s’instruisent ou participent aux changements dans leurs pays respectifs.

Banque et transactions financières

Peu de gens dans les pays en voie de développements possèdent un compte bancaire. Ce sont pour la plupar des personnes vivant en milieux ruraux. La banque mondiale estime que le nombre de personnes non-bancarisées a chûté de 20% à 2 milliards de personnes dans le monde de 2011 à 2014. Ce qui explique le succès de projets comme M-Pesa, lancé en 2007 au Kenya, qui permet à des utilisateurs de transférer de l’argent via un simple message texte. Le projet, qui a succité un grand engouement au sein de la population kenyane, a pu être exporté dans d’autres Etats africains, sous des formes plus ou moins différents, mais avec le même objectif : connecter les populations via les mobiles.

Agriculture

Selon Erica Kochi, une humanitaire qui dirige l’unité Innovation à l’UNICEF, « La plupart des personnes pauvres dans le monde sont des agriculteurs de subsistance,qui cultive juste assez pour eux-mêmes et leurs proches, parce qu’obtenir un excédent sur ​​le marché serait trop cher ». Le gouvernement pakistanais, associé à un opérateur mobile local, a mis en place un programme destiné aux fermiers, qui recevoivent par ce moyen des messages textes sur les prix des denrées qu’ils cultivent, l’accès au marché, la météo ou encore la prévention de maladies et autres épidémie pouvant affecter les récoltes. Tout cela en temps réel. De plus, via les mobiles, des fermiers peuvent rester en contact et s’échanger des conseils, des bons plans,…

L’éducation

Les smartphones et les tablettes permettent aujourd’hui à des personnes dans le monde d’avoir accès à des formations, qu’ils n’auraient certainement jamais pu avoir ou difficilement sans l’essor de ces technologies. On peut citer des programmes comme Coursera, Udacity, Edx ou encore Codecademy.

Rumie, une start-up dans le domaine des nouvelles technologies, dont l’objectif est de permettre un accès gratuit à l’éducation dans le monde, a permis le dévelopement de tablettes low-cost, embarquant des cours de Maths, de sciences, d’Anglais et de Géographie.

La société a lancé la campagne #EduOverEbola pour lever 10 000 $ pour l’envoie de tablettes au Libéria. En un mois, Rumie a levé 25 103 dollars de personnes du monde entier – plus de 250% de son objectif initial et suffisant pour financer plus de 500 tablettes préchargés en contenu éducatif de haute qualité.

Santé

La fondation Grameen permet l’envoie journalier de messages textes, et hebdomadaire pour des messages vocaux, aux femmes enceintes, à la fois durant la grossesse, puis durant les premiers mois qui suivent l’accouchement. Les messages, envoyé dans les langues des destinatrices, permettent à ces femmes de mieux se préparer à la vie de maman, mais aussi d’éviter, comme c’est souvent le cas dans les pays pauvres, la mort de l’enfant durant ou après la grossesse.

Au mozambique, le mobile est utilisé dans la lutte contre le VIH-Sida et autres MST, une maladie qui fait encore des millions de morts dans le monde et en particulier dans les pays d’Afrique sub-saharienne. De nombreux patients, atteints du Sida, recevoient ainsi par messagerie, des rappels concernant la prise d’antiviraux.

 

De nombreux autres domaines sont impactés par les technologies mobile et je crois fermemement que ce n’est que le début. Des défis demeurent, il y a encore des terres inexplorées, des oppurtinités incroyables, pour qui sait voir au-delà des apparences.

 

Doreto, proposera dans les six prochains mois, une options permettant à ses utilisateurs de recevoir des alertes par SMS concernant des annonces basées sur la position géographique des utilisateurs. Cette option interessera particulièrement les populations disposant d’un accès limité au réseau internet.

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